[DOSSIER] MELANCHOLIA

Réalisé par Lars Von TRIER

Test rédigé par Maître ROBIN

NOTE : 15/20

RESUME

Une planète dénommée Melancholia menace de percuter la Terre.

A travers le destin croisé de 2 femmes, sœurs de cœur et de sang, sommes-nous en train de suivre les derniers moments de notre Civilisation……

LARS LE DANOIS…

Lars von TRIER est quand même un sacré réalisateur ! Et même si l’on ne peut excuser ses propos Cannois, lors du dernier festival, force est de constater qu’il possède un formidable talent.

De ses premiers films ou ovni cinéphiliques tels ELEMENT OF CRIME (1984), EPIDEMIC (1987) et surtout le magnifique EUROPA (1991) avec Jean marc Barr, barbara Sukowa et Udo Kier (le maître de cérémonie dans Melancholia),  je garde en mémoire le souvenir d’un technicien qui mélange des images d’une esthétique parfaite,  avec un côté avant-gardiste assumé, que ne renierait certainement pas Fritz LANG (METROPOLIS, M LE MAUDIT, Dr MABUSE, LE TOMBEAU HINDOU..)

THE RED ONE

Melancholia porte la griffe  Von trier, il n’y a aucun doute la dessus ! Le film en détient les stigmates.En ce sens, l’œuvre est difficile d’accès, cérébrale, torturée et inquiétante. Elle pourrait s’apparenter à une excroissance organique de son précédent film ANTICHRIST.

Le film se dissèque en deux segments indissociables, le portrait de 2 sœurs.

La 1ere partie se consacre à Justine, interprétée par Kirsten DUNST, très loin de son personnage de groupie de Spiderman, la célèbre mary-Jane. D’ailleurs à tous ceux qui la pensait cruche, godiche, inexpressive, vous allez être extrêmement déçu, car sa prestation est tout simplement sublime….

Elle y incarne une femme dépressive qui doit faire «  face » au plus beau jour de sa vie, c’est-à dire son mariage…

Mais le cœur n’y est décidemment pas. Détruite et rongée par ce trouble mental, elle peine à rayonner et à renvoyer aux autres ce moment de bonheur qu’il est essentiel de partager !

Mais comment être heureuse quand on est littéralement bouffée de l’intérieur ? Et quelle attitude adopter quand on s’entend dire une dizaine de fois : « tu dois sourire ! », « tu sais combien coute cette cérémonie ? », comme si le bonheur était une farce, ou un jeu !

Cruel dilemme….

La seconde moitié du film nous présente le portrait de sa sœur Claire (Charlotte GAINSBOURG).

Tout d’abord pragmatique, raisonnée, sensée, forte de caractère, à l’aspect inébranlable, elle montrera peu à peu une propension exponentielle à s’angoisser viscéralement au fur et à mesure que la planète annonciatrice de chaos s’approchera d’elle, et de son bonheur fragile….

Un jeu tout en opposition donc, qui confirme une fois de plus une subtilité à fleur de peau, et la présence, si besoin est, d’une très grande actrice !

Mais ce n’est pas tout, l’ensemble du casting est au diapason. Charlotte RAMPLING en mère cruelle, John HURT le père qui cabotine, Stellan SKARSGARD en patron odieux et Kiefer SUTHERLAND, le mari de claire qui fait mine de pouvoir tout contrôler, font preuve d’une identité bien prononcée et d’un petit brin de folie qui leur est propre….

L’ASPECT GRAPHIQUE, LE SENS DU CADRE & LA BEAUTE DES IMAGES…

 Von TRIER nous régale une fois de plus, d’images fantastiques et poétiques, à l’esthétique envoutante et à la beauté diabolique.

Kirsten DUNST, le regard hagard, la mine déconfite, face à l’objectif, avec en toile de fond une pluie d’oiseaux morts, tombant du ciel. La mélancolique musique de Wagner s’offrant à nous…un moment de poésie morbide à nul autre pareil……

La même Kirsten DUNST au bord de l’eau, nue comme un ver, éclairée par le halo bleuté de Melancholia. Un moment de grâce exceptionnelle….

Car ne nous trompons pas, Melancholia est une œuvre qui intellectualise nos pensées les plus folles. Un film à la puissance dramatique qui monte crescendo, et une ode controversée à l’angoisse et à la dépression !

Melancholia n’est peut être pas le meilleur film du Danois, mais il nous reste longtemps en tête, et nous apporte une bonne dose de réflexion sur le sens de la vie et de son utopie du bonheur.

Bonheur qui demeure toujours friable, destructible et fragile à tout moment de notre existence….

Seul bémol concernant le film, son rythme et son austérité parfois monacale qui en déconcerteront plus d’un. Surtout ceux qui ne sont pas habitué aux soubresauts cornéliens du divin Danois.

Une sorte d’antithèse du catastrophique et bourrin TRANSFORMERS 3, pour schématiser le fond de ma pensée…..

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2 commentaires pour [DOSSIER] MELANCHOLIA

  1. Chouchi27 dit :

    Je n’aime pas forcément les films du réalisateur mais celui-ci semble plus accessible que ces précédents films. Je pense le regarde un jour en Blu-ray. Merci pour ton avis

  2. speedeo dit :

    merci pour ton avis , j’avais vu le trailer et il m’interesse pas mal , je le prendrais en blu ray certainement

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